Dompter son critique intérieur

Vous connaissez le syndrome de l'imposteur n'est-ce pas ? Ce n'est qu'une des nombreuses manifestations de votre critique intérieur. Denise Jacobs nous présente ce vilain petit monstre, parfois utile malgré tout.

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Imaginez que vous vous trouvez sur un pont et que vous jetez un filet. Au-dessus du pont se trouve votre esprit conscient, les idées vont et viennent comme des voyageurs curieux visitant un marché. Au-dessous du pont se trouve votre inconscient — un flux incessant de pensées aléatoires et d’idées innombrables qui s’agitent dans l’eau comme des bancs de poissons multicolores. Comme souvent lorsqu’il y a un pont et des rivières, un troll est tapi dans l’ombre... Ce troll est votre “critique intérieur”. Agressif et mal intentionné, il se fiche pas mal de vos Grandes Idées. Il n’a qu’un but : empêcher les idées qui folâtrent gaiement dans votre inconscient de se retrouver dans le filet de votre conscience et de devenir ainsi manifestes. Ce troll malin et plein de ressources a plus d’un tour dans son sac pour parvenir à ses fins, depuis les plus subtils (la distraction et l’ennui) jusqu’aux plus complexes, comme le perfectionnisme, la perte de confiance et la peur paralysante de l’échec. Quand le troll est dans son élan (bien plus souvent que nous ne le souhaiterions), ses efforts amenuisent votre créativité et votre productivité, et étouffent les merveilles qui sont en vous.

De quoi s’agit-il Alfie ?

What’s it all about Alfie? (1). Pourquoi se préoccuper de son critique intérieur ? Par essence, un critique intérieur suractif a pour effet de dissuader les germes de grandes idées de se transformer en fruits accomplis. Vous pensez que vous n’avez pas de critique intérieur ? Réfléchissez encore. La question n’est pas de savoir si le troll est là, mais plutôt de savoir quelle est sa taille, la puissance de sa voix, son influence et sa force persuasive.

Vous êtes-vous déjà trouvé dans une de ces situations ?

  • Vous avez une échéance qui approche à grand pas, et votre angoisse augmente parce que vous n’arrivez pas à être créatif.
  • Vous détestez tous les designs que vous avez créés jusqu’ici pour un projet.
  • Vous voulez lancer quelque chose (une idée, un site, une appli, un livre, une société, un événement,…) mais vous n’arrivez pas à dépasser la première étape de la formulation, car elle manque encore de précision.
  • Vous pensez que tout ce que vous faites est passable, sans plus, que ça ne vaut pas ce que fait Untel et que vous n’aurez jamais le succès et la reconnaissance dont vous rêvez dans votre domaine.

Lorsque vous vous trouvez dans cet état d’esprit, vous pouvez dire merci à votre critique intérieur.

En tant que créatif, vous savez au plus profond de vous-même que vous avez quelque chose. Vous avez la capacité de créer des designs merveilleux, des interfaces, des produits, des stratégies, un code innovant, des articles. Vous luttez constamment pour faire passer ce talent créatif dans un travail de qualité. Pour exprimer votre créativité de manière cohérente cependant, vous devez faire tomber ce troll de son perchoir et l’expulser loin de la ville. Une fourche solide et quelques torches seraient certes de bons outils pour y parvenir, mais ne les utilisez qu’en dernier ressort. Faire taire votre critique intérieur, cela ne vous surprendra pas, est d’abord un travail sur soi-même.

Les nombreux visages du critique intérieur

Vous connaissez peut-être déjà trop bien la voix de votre critique intérieur, mais dans le cas improbable où vous ne l’auriez pas déjà entendue, voici quelques exemples de son travail de propagande.

Je devrais... et comme Untel

Même si je suis un designer UX, je devrais mieux connaître HTML

Je devrais écrire plus d’articles.

Si “je devrais et je pourrais” font souvent partie de votre dialogue avec vous-même, alors vous avez un critique intérieur actif travaillant sans relâche pour vous faire boire le filtre du “pas assez bon”.

Tout aussi insidieuse et dommageable (et comportant souvent quelques “je devrais”) est la tendance à se comparer aux autres. par exemple :

Je devrais produire plus d’outils, comme Paul Irish.

Je devrais avoir déjà écrit 40 livres sur le design web. Molly Holzschlag l’a fait !

J’aurais dû lancer cette appli qui importe des infos sur les conférences depuis Twitter avant que Lanyrd ne sorte.

Si nous y réfléchissons bien, nous savons que nous sommes en train de comparer des choux et des carottes, et que c’est un petit jeu qui ne mène à rien, mais notre critique intérieur nous rend incapable de résister aux sirènes de la comparaison.

Les joies du perfectionnisme

Immédiatement derrière les “je devrais” et les comparaisons vient, dans toute sa splendeur et toute sa gloire, la recherche obstinée de la perfection. Non content d’être monolithique, le perfectionnisme revêt de nombreux masques, dont ceux de l’ennui, de la procrastination, des pensées catastrophiques, de l’incapacité à achever des tâches ou des projets, de la définition d’objectifs irréalistes (suivis d’inévitables déceptions), et de la peur de la désapprobation, de l’échec et, oui, de la peur du succès.

Les imposteurs, c’est nous

Le critique intérieur peut aussi faire surface sous la forme du “syndrome de l’imposteur”, par lequel — en dépit d’évidentes preuves du contraire, une personne se convainc qu’elle “fraude” et que ses réussites sont le fruit de la chance ou du hasard. En général, la terreur de voir leur incompétence découverte conduit les personnes souffrant du syndrome de l’imposteur à devenir des workaholics super performants. L’ironie de cette situation est que la plupart des personnes qui réussissent vous diront qu’elles sont devenues web designer de renom “par chance”. Elles ont l’impression que, bien que directeur créatif d’une société renommée, elles “ne savent pas vraiment ce qu’elles font là et cherchent encore à le savoir”. En d’autres termes, les “imposteurs” sont partout. L’autre ironie est ce que j’ai tendance à voir comme le “paradoxe du syndrome de l’imposteur”, à savoir qu’on ne peut être victime de ce syndrome qu’à la condition d’être non seulement compétent mais également talentueux et accompli dans ce qu’on fait.

Si vous vous débattez depuis des années, vous le faites mal

Tout cela vous dit quelque chose, n’est-ce pas ? Bienvenue à la voix de votre critique intérieur. Oh, je suis sûre que vous pouvez gérer votre critique intérieur — vous avez une relation avec lui, pas vrai ? Quoi que vous produisiez comme un fou, au risque de vous exposer à l’épuisement et au burnout. Que vous commenciez à rejeter le travail et l’industrie que vous aimiez tant, ce n’est pas un grand problème, tout est sous contrôle bien sûr. Euh... ou pas. Que ce soit occasionnellement ou souvent, si ce genre de pensées ou de comportements apparaissent régulièrement dans votre vie, alors il est temps de reconsidérer votre stratégie à l’égard de votre critique intérieur et de lui imposer le silence.

Regarde, c’est la comète de Haley !

Faire comme si votre critique n’existait pas ne sert à rien — ça ne le rendra que plus sournois et insistant. Jouer les gros bras et exercer votre volonté sur lui aboutira au même résultat. Il vous faudra vous équiper de volonté et de méthodes éprouvées pour baisser le volume de votre critique intérieur. Rappelez-vous, vous voulez pêcher à la rivière de votre inconscient. Ayez confiance, vous allez remonter une abondance de créativité inspirée et de productivité fiable exactement quand vous en aurez besoin.

Le début du bannissement

Maintenant que vous pouvez identifier la voix de votre critique intérieur, il devrait être plus facile de prendre les mesures adéquates pour modérer ses accents caustiques. À tout le moins, nous espérons arriver à une trêve acceptable et à une compréhension mutuelle avec le critique intérieur. Et à terme, bien sûr, nous aimerions le bannir définitivement.

Qui ça ?

Avant de pouvoir envoyer valser notre critique, il est toutefois important de comprendre son origine et son rôle dans notre psychisme. Souvent, le critique intérieur est la façon dont notre ego internalise les voix des figures d’autorité : les parents, les professeurs, les coaches et nos pairs bien-intentionnés. Il agit comme un substitut de ces personnes, utilisant toutes ses affirmations décourageantes pour nous protéger de souffrances potentielles. Le critique intérieur se charge des commentaires négatifs potentiels du monde extérieur et les utilise pour vous empêcher de faire quelque chose qui pourrait provoquer la critique. Cela m’amène à la première tactique pour traiter avec la voix du critique intérieur.

Branchez-le

Plutôt que de passer d’un extrême à l’autre, écouter ou ignorer tout ce que dit notre critique intérieur, nous devons déplacer et transformer l’attention que nous prêtons à cette voix pour modifier la façon dont elle nous affecte.

Cherchez la vérité. Soyez proactif — n’acceptez pas comme parole d’Évangile tout ce que dit votre critique. Allez-vous rester là assis et accepter passivement les propos désobligeants qu’il vous inflige ? Contestez l’authenticité de ses informations. Après tout, il ne fait que se substituer aux critiques du passé. Voyez si ces critiques étaient justifiées. Pensez à tout le mal que peut faire la critique externe : ça n’a pas toujours été facile, mais vous êtes passé au travers, vous avez survécu et peut-être même avez-vous appris quelque chose.

En comparaison, considérez ceci : il n’y a personne d’autre comme vous sur cette planète — il n’y en a jamais eu et il n’y en aura jamais. Vous ne pouvez pas être eux, ils ne peuvent pas être vous. N’est-ce pas formidable ?

“Si vous ne faites pas partie de la solution, vous faites partie du problème” Si votre critique intérieur est assez malin pour pointer du doigt vos faiblesses, peut-être devriez-vous lui demander de vous indiquer une solution viable aux problèmes que vous rencontrez et voir ce qu’il a à dire. Est-ce qu’il donne sa langue au chat quand vous le mettez au défi ? Après tout, quand vous n’êtes pas sûr de ce que vous êtes en train de faire, ce n’est plus de questions que vous avez besoin, mais de réponses et de solutions. Mettre au défi votre critique intérieur de résoudre quelques problèmes, plutôt que de simplement vous rappeler vos faiblesses, pourrait le réduire au silence suffisamment longtemps pour vous permettre d’activer votre créativité.

Interrogez-le. Rentrez-lui dedans. Posez-lui quelques questions comme : “D’où viens-tu ?” “Qu’est-ce que tu veux ?” et ma question préférée, “OK, où est-ce que tu veux en venir ?” En mettant votre critique sur la défensive, vous pouvez défier, et même rire de cette voix caverneuse qui se moque de vos efforts et ignore vos compétences.

Transformez l’antagonisme en partenariat

Votre relation avec le critique intérieur n’a pas besoin d’être tendue et problématique. Vous êtes déjà en bonne voie dès lors que vous avez reconnu la voix de votre critique. Simplement en exprimant la volonté de neutraliser cette voix, vous vous êtes engagé à être plus créatif et productif.

Apprenez de votre maître. Apprenez de votre critique intérieur. Celui-ci est habituellement derrière cette impulsion interne qui vous conduit à exiger toujours plus de vous-même et vous pousse vers le succès. Vous pouvez certainement être motivé sans avoir à vous réprimander, n’est-ce pas ?

Redistribuez les tâches. Bizarrement, le critique intérieur a une place dans le processus créatif. Malheureusement il est excessivement désireux de vous aider et se lance dans le processus trop tôt. Invitez votre critique intérieur à revenir plus tard. Dites-lui de prolonger la pause-déjeuner et de revenir lorsque vous organisez vos idées, ou lorsque vous révisez un texte écrit, ou lorsque vous en êtes à déterminer la meilleure de plusieurs itérations de design. Ce sont des moments idéaux pour exercer votre jugement et appliquer un regard critique. Les problèmes surgissent lorsque le critique intérieur frappe le tambour pendant le processus créatif.

Faites preuve d’amour. Finalement, vous pourriez essayer d’avoir de la compassion pour votre critique intérieur. Il vous veut du bien en réalité. Il ressemble à un parent trop zélé ou à un garde du corps. Il essaie de vous protéger et de vous empêcher de vous blesser. Une façon de reconnaître et respecter sa voix sans suivre allègrement tout ce qu’il dit est de lui dire : “Merci pour tes pensées”, et de le renvoyer tranquillement en passant à autre chose.

Déplacez votre pensée et votre attention

Une fois votre critique intérieur apaisé, il vous reste maintenant un travail de base à faire. Le but est d’éliminer l’habitude de laisser cette voix vous user et de la remplacer par une nouvelle façon de penser qui va vous reconstruire.

Transformez votre cerveau

Heureusement, la plasticité neuronale de notre cerveau est un atout en notre faveur. Notre cerveau pense souvent en utilisant les mêmes voies neuronales. Lorsque vous avez de nouvelles pensées, différentes, vous créez de nouvelles voies. Vous commencez à entraîner votre cerveau à modifier son chemin bioélectrique habituel, en changeant sa façon de répondre aux situations et en générant des pensées différentes. C’est une manière de changer consciemment votre mode de penser et cela crée littéralement un nouvel état d’esprit. Vous allez découvrir que la simple volonté de ne penser d’une manière ni négative, ni exagérément critique sur soi-même transforme votre cerveau et vous amène à penser différemment sur ce que vous avez réalisé, qui vous êtes maintenant, et ce que vous êtes capable de faire.

Donnez-vous quelques arguments

Sur le chemin de la transformation de votre cerveau, il est utile de passer un peu de temps à revisiter ce que vous avez fait, et de vous concentrer sur vos réalisations passées. Au lieu de les balayer d’un revers de la main, en les considérant comme médiocres ou purs produits de la chance, regardez-les dans une lumière plus objective : oui, ce design était vraiment bon. Oui, cette stratégie de contenu était brillante. Oui, cette conférence que j’ai organisée était vraiment un bel événement. Déplacez votre attention de ce que vous pensez avoir mal fait, ce qui ne s’est pas bien passé, ce que vous auriez pu mieux faire, et concentrez-vous sur le résultat globalement positif : les efforts et le temps que vous avez investi, les nouvelles compétences que vous avez acquises, comment cela vous a appris à mûrir et à vous développer professionnellement et comment cela a aidé les autres.

Changez de cible

Devenez sournois et amenez votre critique à un silence stupéfait grâce à ces stratagèmes finaux.

Fortifiez l’empathie

Déplacer votre attention de vous-même vers les autres est une bonne manière de calmer la voix de votre critique intérieur, sinon de la réduire au silence. Dans le cadre de leur approche conceptuelle axée sur la résolution des problèmes, la d.school et IDEO mettent l’accent sur le développement de l’empathie comme moyen de mieux résoudre les problèmes. Lorsque vous entrez en empathie avec une personne que vous aidez, vous vous mettez à sa place. Vous essayez de ressentir le malaise qu’elle éprouve, à la fois pour mieux comprendre le problème et pour trouver les solutions les plus appropriées. Si vous faites de la stratégie — contenu, designer d’interface utilisateur ou d’expérience utilisateur, expert en accessibilité — vous utilisez sans doute déjà cette approche.

Soyez faussement désengagé

Utilisez un leurre. Lorsque vous sentez que votre critique est en train de couper l’élan de votre motivation, en vous poussant à la procrastination, détournez adroitement ses tentatives en vous disant “je ne vais pas vraiment faire x, je me prépare juste”. Vous devez écrire le code d’une démo mais la motivation vous manque ? Pas de problème. Commencez simplement à réunir les outils nécessaires à sa réalisation. Et ensuite, puisqu’on y est, pourquoi ne pas écrire quelques lignes ? Juste pour le plaisir évidemment, vous n’êtes pas vraiment en train de le faire, vous êtes juste en train de vous préparer à le faire plus tard, pas vrai ? Vous allez voir que le fait de dépasser cette résistance initiale suffit à neutraliser votre critique intérieur pendant assez de temps pour vous engager dans une tâche.

Choisissez le "bien" plutôt que le superlatif

Il peut également être utile de revoir à la baisse vos attentes de réalisation. Parfois, quelque chose de “fait” est toute la perfection dont vous avez besoin (Done is better than perfect). Ce qui est en retard, pas fait, ou en constante modification passe rarement la barre. Si vous considérez objectivement les prophéties du Jugement Dernier que débite en permanence votre critique intérieur au sujet des conséquences d’une performance moins-que-parfaite, vous vous rendrez compte qu’elles sont évidemment erronées. La Terre ne s’arrêtera pas de tourner si vous ne faites pas quelque chose de “correct”. Est-ce que ce design va changer votre carrière si le client l’aime sans demander de changements ? Vous ne pouvez pas le savoir, par conséquent il vaut mieux supposer que non, et se garder la possibilité d’une heureuse surprise. Donc, contrairement à ce que votre critique intérieur peut vous dire, vous n’allez pas mettre en l’air votre projet. Non, votre société ne va pas avoir de problèmes à cause de cela. Respirez profondément, expirez, et allez-y. Le plus souvent, “fait” vaut mieux que “bien”.

Soyez nul, vraiment nul

Une dernière tactique consiste à s’amuser à être aussi mauvais que possible dans ce que vous êtes en train de créer. Donnez-vous délibérément la permission de réaliser le design le plus horrible possible. Rassemblez les textes les moins inspirés, barbarisez vos images avec du comic sans, quelques filtres ringards et un bon rose flashy. En s’autorisant ce genre de latitude, on met souvent le critique intérieur à l’écart et on libère l’essence de la créativité.

En avant la productivité

Maintenant que votre critique intérieur est sous contrôle, vous avez l’espace mental et l’énergie pour laisser émerger votre talent et botter les fesses de quelques professionnels.

Enter : confiance créative

Installer votre critique sur le siège arrière permet à votre confiance créative de prendre sa place méritée au premier rang de votre psyché. Quelle que soit la situation, vous savez que vous disposez des outils et du talent créatif pour avancer et proposer quelque chose, puis juger de ce qu’on peut en faire.

Un nouvel ordre mondial

Finies les comparaisons inutiles avec les autres. Vous avez compris que les “je devrais” n’ont plus leur place ici. Vous utilisez un arsenal de tactiques intelligentes pour vous lancer dans des projets que vous auriez autrefois abordé en traînant les pieds. Vous vous êtes mis d’accord avec votre critique intérieur pour le laisser sortir quand vous en avez besoin : pendant le processus de vérification et de révision, et non pendant le processus d’idéation. Vous produisez plus et mieux, vous faites ce qui vous excite réellement, et en conséquence vous êtes reconnu pour le travail que vous réalisez. Et vous acceptez les compliments comme une expression sincère et non comme les délires de gens dans l’erreur ou incompétents.

Donne un poisson...

Donne un poisson à quelqu’un, il mangera pendant un jour, apprends-lui à pêcher, il mangera toute sa vie.
Votre esprit est libre de puiser au courant de votre inconscient sans crainte que le fil ne soit coupé prématurément. Le troll est soumis, ou peut-être même a-t-il disparu, et vous pouvez maintenant jeter votre filet depuis le pont, conscient que vous remonterez de belles idées qui nourriront votre esprit et votre âme, pour alimenter votre créativité et vous inciter à créer les merveilles qui sont en vous. Ce panneau “Je suis parti à la pêche” sur la porte de votre bureau prendra maintenant une tout autre signification.


NdT:

(1) Référence au film Alfie (remake US avec Jude Law d’un original anglais de 1966) et à la chanson What’s it all about Alfie? (avec surtitrage anglais)    ↩︎


original paru le dans A List Apart.

Sur l’auteur : est auteur, conférencière, formatrice en web design, et apôtre de la créativité. Elle a écrit The CSS Detective Guide, co-écrit Interact with Web Standards et elle est appréciée sur Twitter pour ses “super ressources”..

Traduit avec la permission de A List Apart et de l’auteur.